Archive pour août 2009

Dans le sureau..

Vendredi 28 août 2009

Les oiseaux du village se pressent autour du sureau du jardin qui offre à tous ses baies juteuses. On devine déjà l’automne à venir dans cette avidité, cette impérieuse nécessité à faire des réserves avant la mauvaise saison…

Toujours dans la série « fait à la maison », vous est proposé ici le meilleur d’une matinée d’enregistrement.

16.8.09; dep. 62.

Micro Telinga, Mixpre, Zoom H2.

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Ultrasons pour les pauvres..

Jeudi 20 août 2009

Comme vous le savez, la grande majorité des chauves-souris et beaucoup de sauterelles (entre autres espèces) émettent dans la gamme des ultrasons, ce qui les rend inaudibles à l’oreille humaine. Les détecteurs d’ultrasons permettant de capter afin d’ enregistrer, entendre et analyser ces sons sont vendus à des prix peu démocratiques. Pouvoir faire tout cela pour une somme fort modique, ca vous tente ? Suivez le guide…

Ce qui suit est  directement inspiré des infos de JF Julien et de l’équipe de suivi des chiroptères du Muséum http://www2.mnhn.fr/vigie-nature/spip.php?rubrique6

Il vous faut préalablement être déjà équipé d’un petit enregistreur numérique type Zoom H2 ou équivalent qui permette deux choses, un format d’enregistrement de 96 kHz et la possibilité d’alimenter un micro avec quelques volts (plug-in). Ensuite il faut vous munir de capsules à large bande (sensibles à des fréquences très élevées) telles les Panasonic WM-61A (quelques euros sur un célèbre site d’enchères), un peu de soudure, un jack à l’autre bout des fils et le tour est joué.

Nous en avons monté deux pour pouvoir viser deux directions mais on peut se contenter d’un unique exemplaire. Notre bricolage est sommaire, on peut faire quelque chose de beaucoup plus propre !

 Voir notamment: http://www.wildlife-sound.org/equipment/technote/micdesigns/index.html

Le montage, « perché » sur un baton de rando pour aller au plus près des sauterelles qui stridulaient dans l’herbe:

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Une fois enregistré, le fichier est ouvert dans Audacity (logiciel gratuit) où l’on peut visualiser le spectrogramme, zoomer, ralentir le son pour pouvoir l’entendre, analyser la fréquence etc… (me dire s’il faut que je détaille les manipulations). Tout d’abord des copies d’écran pour avoir une idée du visuel d’un enregistrement de sauterelle:

usp3.jpg

On distingue bien les « tics », le zoom fait apparaitre leur structure fine et le nombre d’accents émis dans un seul « cri ». La fréquence maximale est d’environ 34 kHz. Ces éléments et d’autres permettent d’identifier l’espèce: une sauterelle ponctuée (Leptophyes punctatissima).

usp4.jpg

Et qu’est-ce que ca donne à l’écoute (ralenti 10 fois) ?

Même démarche pour une chauve-souris croisée l’autre soir:

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Cette fois l’affichage du son a été effectué sous forme de sonagramme, beaucoup plus informatif pour les chiroptères. La forme du cri, sa fréquence (26 kHz) et d’autres facteurs que nous ne détaillerons pas ici nous permettent de savoir qui chassait dans la pâture: une sérotine (Eptesicus serotinus).

Toujours ralenti 10 fois, écoutez le cri de la belle:

 

Que ce soit pour une approche « sérieuse » de ce domaine ou juste pour le plaisir de découvrir une face cachée du monde sonore animal, un moyen abordable de faire les choses méritait d’être diffusé non ?

Cette procédure a toutefois deux inconvénients (mais un avantage). Tout d’abord la gamme des fréquences captables ne monte qu’à 48 kHz. C’est adéquat pour les espèces de chauves-souris qui émettent dans cette zone (noctules, sérotines, la plupart des pipistrelles etc…) mais pas pour celles qui dépassent en tout ou partie cette valeur.Pour les sauterelles pas de problème à ce niveau. Ensuite on ne peut entendre le son qu’après traitement informatique et non sur le terrain comme avec un « vrai » détecteur à expansion temporelle. Pour les chauves-souris ce n’est pas trop gênant, on enregistre à poste fixe sur un spot supposé favorable ou repéré comme étant fréquenté. Pour les orthoptères on peut faire de même mais il est tout de même conseillé pour les localiser de se munir si possible d’un petit détecteur hétérodyne ou à division de fréquence d’entrée de gamme, il y en a maintenant de fort abordables (une belle gamme notamment sur le site d’un fameux distributeur anglais).

Et l’avantage (outre le coût bien sûr) ? Et bien un détecteur à ET capte le son pendant quelques secondes et le restitue pendant le même temps multiplié par 10, une période pendant laquelle il reste « sourd » ! L’enregistrement direct décrit permet de capter « tout ce qui se produit » et ainsi de ne rien rater du passage d’une chauve-souris par exemple, ce qui permet d’avoir beaucoup plus de matériel à analyser et plus de chances d’enregistrer des cris intéressants…

 

 

 

 

Le monde du silence ?

Samedi 15 août 2009

Mettre un micro sous l’eau ? Le sujet a été abordé dans le forum de l’association Sonatura. Quoi de plus tentant pour un amoureux de l’eau que d’essayer d’entendre un peu ce qui s’y passe…D’autant que la mise de fond pour se bricoler un dispositif subaquatique n’est pas trop dispendieuse (environ un euro !). Ne cherchez pas de qualité sonore, le souffle est « kolossal » (nous n’avons d’ailleurs même pas essayé de le réduire !); c’est donc un condensé brut de décoffrage de plusieurs heures de prise de son que nous vous présentons ici. Vers 48″ il s’agit d’un rat musqué qui plonge, pour le reste mystère…
14.8.09; dép. 62.

« Micro » piézo, MD Sharp.

mondesilence.jpg

 

Sauterelles au DUS 2

Lundi 10 août 2009

Conocephalus dorsalis, le conocéphale des roseaux est facile à distinguer de son cousin C. fuscus car à la différence de celui-ci il produit deux phrases différentes quand il stridule, une rapide et une plus lente. Toujours la version dite « hétérodyne » sur une voie et les mêmes sons ralentis dix fois sur l’autre. Musicalement on peut dire qu’ils sont assez…agressifs, non ?

13.7.09; dep. 62.

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Un bois d’Artois..

Lundi 10 août 2009

Une ambiance forestière et campagnarde qui mettait en valeur la fauvette du lieu.

31.5.09; dep. 62.

Micro et parabole Telinga, Mixpre, Zoom H2.

boisartois.jpg

 

Sauterelles au DUS 1

Lundi 10 août 2009

La decticelle cendrée (Pholidoptera griseoaptera) est une sauterelle commune dans les broussailles, on l’entend actuellement facilement quand on se balade et sa stridulation aigue reste audible même pour de vieilles oreilles (qui ne percoivent plus les fréquences élevées) ! Il est toutefois intéressant de capter ces sons avec un détecteur d’ultrasons car cela les amplifie et surtout, grâce à la possibilité d’expansion temporelle que comporte le modèle employé, on peut dévoiler la structure fine de la stridulation. Sur une voie vous l’entendrez donc à son rythme normal et sur l’autre ralentie dix fois, ce qui permet de se rendre compte qu’elle utilise trois accents (plus ou moins fondus selon la température).

6.8.07; dep. 62

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Paludicoles..

Dimanche 2 août 2009

Un milieu que nous affectionnons particulièrement, avec cette fois un plaisant duo de rousseroles.

18.5.09; dép. 55.

Micro et parabole Telinga, Mixpre, Zoom H2.

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Un collier de perles..

Samedi 1 août 2009

Les jeunes issus d’une deuxième couvée sont prêts à quitter le nid, nous entendons leurs piaillements dans la haie à chaque nourrissage des parents. Installation discrète des micros… pas de perturbation du rythme des allers et venues, allez on enregistre ! Nous avons bien sûr coupé les longues minutes entre les distributions de nourriture, ne gardant que quelques instants maintenant disparus, quelques perles sonores enfilées sur le fil spatio-temporel de cette matinée d’été dans le jardin…

31.7.09; dep. 62.

Micros Rode NT1A, Mixpre, Zoom H2.

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